A l'exception du dernier volet de la trilogie, mieux traité et plus finement numérisé,
Syndicat du crime I et
II proposent une image à la définition moyenne. En effet, cette dernière laisse apparaître par instants, des surfaces qui fourmillent, notamment au début de
Syndicat du crime I. L'absence de netteté à un moment de ce même film surprend également mais cela est davantage dû à la captation initiale qu'au travail de l'éditeur. L'autre souci que pose le premier volet de la trilogie se matérialise par les bandes noires qui viennent recadrer le film et démontrer que le format cinématographique d'origine n'a pas été préservé à son commencement. Ainsi, au tout début du film dans l'anthologique scène de présentation, on voit les premiers crédits du générique d'introduction être rognés alors que durant les premières minutes, les protagonistes sont étonnamment « coupés » en hauteur. On notera un soin plus marqué pour
A Better Tomorrow II, exception faite d'une image que l'on aurait aimé plus riche et finement définie lors de la scène finale. A contrario sur
A Better Tomorrow III, la définition s'améliore pour s'avérer très profitable et aucunement nuisible au visionnage. Ainsi, jouit-on pleinement des plans bleutés en clair-obscur que nous concocte Tsui Hark.

Ainsi même si l'explication d'un matériau de moindre qualité peut être retenue et si le sérieux habituel de l'éditeur n'est pas à remettre en cause, l'espoir né d'une si longue attente est dans un sens déçu puisque les trois films présentés dans ce coffret n'offrent pas le splendide rendu des versions plus récentes sorties par HK vidéo.